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  • Alejandro Guerrero

La fin du monde n'est pas encore pour demain

Le cadran affiche 6 h 30. Je me lève, la tête épuisée, les yeux qui vacillent et je me dirige vers la salle de bain. Je me fais ensuite à manger : un bol de gruau, des toasts et une tasse de café, rien d’exceptionnel. Je décide de mettre un peu de musique, question d’atténuer un peu cette lourdeur matinale. Je choisis une liste de lecture, les succès francophones du moment, et j’entends une voix dotée d’une grande sincérité.

« Il pleut sur le matin

Le marteau et l’enclume

Martèlent dans ma tête une certitude

Il pleut les idées noires

Des milliers de passants

Figés dans le ciment, le regard absent »

Il pleut, Lou-Adriane Cassidy


Je n’ai jamais été un romantique ou un passionné. Je n’éprouve pas vraiment de malaise existentiel et je ne crains pas la fin de mon existence. Alors pourquoi suis-je autant ému devant C’est la fin du monde à tous les jours ? Un album des plus mélancoliques ? Des plus nihilistes ? Est-ce la profondeur des paroles, la sensibilité de la voix de Lou-Adriane Cassidy ? La lourdeur de ses écrits ? Quoi qu’il en soit, j’ai été interpellé par les paroles de Ça va ça va, le single sorti en 2017, et j’ai décidé de m’aventurer dans l’univers de l’artiste.


On parle ici de solitude, de ruptures amoureuses, de rapprochements intimes et d’amours perdus. Elle nous offre des lettres d’amour, des adieux et des histoires d’une grande tristesse. La mort est un sujet qui nous tient tous à cœur et Lou-Adriane Cassidy nous confie ses plus grandes peurs. Elle nous partage ses incertitudes, ses troubles et ses manies. On entre dans l’imaginaire de ses écrits et on se laisse transporter par des images décousues et vides de sens. Des chansons qui donnent envie de crier les paroles à tue-tête, tout comme des chansons qui donnent des frissons. La musique, quant à elle, est triomphante. On se laisse bercer par des mélodies accrocheuses, des violons éclatants, des arrangements détaillés et un piano qui résonne dans les oreilles. Des moments d’extase, vraiment.


Je regarde maintenant au loin, je remercie l’algorithme de mon Spotify et je me laisse réconforter par les lueurs matinales. Et comme dit Lou-Adriane Cassidy : « C’est la fin du monde mais on s’en fout, y en aura d’autres après nous ».


Lou-Adriane Cassidy a été en nomination au dernier Gala de l’ADISQ dans la catégorie Album de l’année et Révélation de l’année. L’artiste est accompagnée de Simon Pedneault à la guitare, Alexandre Martel à la basse, Pierre-Emmanuel Beaudoin à la batterie et Vincent Gagnon aux claviers. L’album est disponible sur toutes les plateformes et sur son site.

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