Maria Chapdelaine : Une nouvelle adaptation


C’est un peu plus de 100 ans après l’histoire originale que le film Maria Chapdelaine est de retour pour une quatrième et nouvelle adaptation. Il est sorti sur grand écran le 24 septembre dernier. Réalisé cette fois-ci par Sébastien Pilote, le long métrage d’une durée de 2 heures et 38 minutes raconte l’histoire d’une jeune fille de 16 ans vivant dans le fond des bois avec sa famille dans le Québec rural des années 1910. Maria se voit devenir une femme et est confrontée à des situations et à des décisions qui la font grandir. Elle doit, entre autres, choisir qui sera l’homme qu’elle épousera entre Eutrope (Antoine Olivier Pilon), François (Émile Schneider) et Lorenzo (Robert Naylor), trois jeunes prétendants qui sont tous prêts à lui faire la grande demande s’ils sont choisis.

Le film met en vedette plusieurs autres gros noms de l’industrie du cinéma québécois tels qu’Hélène Florent et Sébastien Ricard dans le rôle des parents de Maria Chapdelaine. L'œuvre québécoise nous fait toutefois découvrir pour la première fois, dans la peau du personnage principal Maria Chapdelaine, les talents d’actrice de Sara Montpetit qui faisait plutôt du théâtre avant de faire sa toute première apparition dans le monde du cinéma. Dans son premier long métrage, l’actrice se distingue notamment par le naturel de son jeu, ce qui concorde bien avec le personnage de Maria Chapdelaine.

Divisé en cinq chapitres, le film nous fait passer par les quatre saisons et les difficultés que ces dernières apportent à la famille Chapdelaine. Le film va au rythme du changement des saisons et nous guide à travers les péripéties de la vie que mène Maria Chapdelaine. Bien que certains trouvent que le film a quelques longueurs, il faut plutôt voir l'œuvre comme étant une expérience contemplative. L’histoire se déroule à un rythme constant et nous offre de belles images paisibles de ce à quoi ressemblait la vie quotidienne de l’époque. Selon moi, le rythme du film est justifiable, car il illustre la lente routine de vie qu'avaient les gens de l’époque. Les trames sonores composées par Philippe Brault épousent parfaitement les images de la belle nature qui entoure les personnages.


Il est aussi intéressant de voir comment le réalisateur a mis la nature comme un personnage important au centre du film, rayonnante et paisible l’été, mais brutale et ravageuse l’hiver. Le directeur photo Michel La Veaux a fait, une fois de plus, un magnifique travail.


Le quatrième long métrage du réalisateur âgé de 48 ans était naturel pour lui. Il est originaire de St-Ambroise, qui est tout prêt de Péribonka, là où l’histoire de son film prend place. C’est pourquoi il ne se sentait pas effronté de s’attaquer à un projet cinématographique d’une telle ampleur. Il mérite définitivement sa place parmi les adaptations de l’histoire de Maria Chapdelaine écrite originalement par Louis Hémon en 1913.


Le film Maria Chapdelaine est encore disponible dans plusieurs salles de cinéma au Québec.


Voyez la bande-annonce du film Maria Chapdelaine (2021) : https://www.youtube.com/watch?v=YSKv_Ch58gw

30 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout